Boris Cyrulnik a remis le mot « résilience » au goût du jour Part.1

22 août 2020 / medecine-du-monde

Boris Cyrulnik a remis le mot « résilience » au goût du jour Part.1

 

Boris a du prendre à 4 ans un pseudonyme pour rester vivant

 
Boris Cyrulnik est neuropsychiatre. Il est aussi directeur d’enseignement à l’université de Toulon. Notamment, il est l’auteur de nombreux ouvrages qui ont tous été d’immenses succès : « Un merveilleux malheur »,  « Les Vilains Petits Canards », « Parler d’amour au bord du gouffre ». Boris Cyrulnik est l’homme qui a remis le mot résilience au goût du jour.

Boris en couverture de son libre La résileince Part.1-Atlaneastro

 

Ses parents sont arrêtés en 1942 et il se retrouve seul. Juif et abandonné à 4 ans, il a du prendre un pseudonyme pour rester vivant. Quand on est sans famille on a pas d’estime de soi, on ne peut que se rêver et on reste « dans la poubelle ». Ou on devient écrivain, et on en sort.

le 10 janvier 1944 il a été arrêté par la gestapo française, et la femme qui prenait soin de lui, a suggéré aux policiers, de le laissez vivre à la condition qu’on on ne lui dise pas qu’il était juif. Boris ne le savait pas d’ailleurs, les plus anciens de sa famille était en camp et les plus jeunes déjà engagés dans la résistance. Lorsqu’il a entendu le mot juif pour la 1 ère fois il a su que ce mot désignait sa condamnation à mort. Et en même temps, il entendait si vous le laissez vivre on ne lui dira pas qu’il est juif. Par conséquent, pour rester en vie il suffisait de se taire…
 

 D’après Boris le silence indique le lieu de la tragédie dont on ne veut pas parler

 
Le silence d’après Boris indique le lieu de la tragédie dont on ne veut pas parler. Pourquoi est-ce qu’il ne parle jamais de ses origines? Le silence parle, il est très évocateur mais comme il ne désigne rien. Que représente le rien? le gouffre, l’angoisse ou le vertige du vide,? Forcé de constater que le silence parle bien plus que l’on croit.Boris photo de couv de son livre Attachement Développement symbolisé par un bébé Part.1-Atlaneastro

Le fait de parler à un bébé, de le prendre dans ses bras, de le sécuriser sculpte son cerveau. L’absence d’êtres bienveillants à ses côtés provoque une atrophie cérébrale, que l’on peut aujourd’hui photographier. Les lobes de l’anticipation sont éteints, le circuit de la mémoire et des émotions sont atrophiés. Enfin, les amygdales en alerte. Est ce qu’on peut combler ces « traces » du vide?. Si on prend conscience que l’enfant est entrain de s’éteindre. Notamment, en le sécurisant, en le berçant, en lui parlant, la résilience est très facile. Le soir même les neurones recommencent à fonctionner et si on ne fait rien, la blessures reste en place et s’approfondit.

 

 

 

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Joy Jurville

Psychothérapeute, chercheur en Astrologie et en Tarologie depuis 1981. Je vis mon métier avec passion !

 

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