Cercueil vivant, de nouvelles formes d’inhumations l’écologie s’invite dans les rites funéraires Part.1

12 octobre 2020 / creatifs-culturels

Cercueil vivant, de nouvelles formes d’inhumations l’écologie s’invite dans les rites funéraires Part.1

 

Mort et écologie : comment rester vert jusqu’au bout

 

Malgré que le tabou culturel de la mort soit prégnant, des solutions alternatives, écologiques sont proposées pour trouver des réponses moins polluantes et plus en accord avec la nature. La devise est notamment d’enrichir le sol au lieu de le polluer. Faire en sorte que les cimetières soient plus humanisés. Qu’ils deviennent par ailleurs des jardins, dans lesquels nous pourrions tout en visitant nos proches dédramatiser la mort. Nous venons de la terre, de nouvelles solutions pour y retourner sont à la réflexion.

J’essayerai de vous proposer différents concepts écologiques qui existent déjà ou qui sont entrain de voir le jour. Dans cette révolution culturelle, où comme je le disais les tabous ont empêché des années durant de faire évoluer nos mentalités. Forcé de constater que là aussi une révolution est en marche. Depuis quelques années, on assiste à l’émergence de nouvelles méthodes d’inhumation pour allier mort et écologie.

 

Des morts transformés en diamant, l’écologie au programme

 

transformer ses morts en diamant écologiques Part.1-Atlaneastro

 

Alors que la place commence à manquer  (Cliquez sur le lien en Grèce les tombes sont à louer…) cruellement dans certains cimetières  (Cliquez sur le lien un article sur la transformation de la dépouille en diamant) et qu’on se demande comment limiter l’impact écologique des funérailles traditionnelles. Voici des innovations qui devrait faire parler d’elles. Après les cercueils biodégradables, voici les oeufs funéraires qui font pousser les arbres dans les cimetières. Ou des morts transformés en diamant comme à Hong-Kong.

Ou bien l’urne de glace funéraire qui est particulièrement innovante. L’objectif est de rendre le corps à la nature. La dispersion des cendres est populaire mais difficile à réaliser. D’autant plus que les cérémonies sont souvent difficiles à organiser. Voilà pourquoi cette urne pourrait bien tout changer. En effet, elle est en glace, renferme les cendres. Lorsqu’on la pose à la surface de l’eau, elle fond progressivement, tout en dispersant ainsi doucement les cendres dans l’eau.

 

La capsula mundi, l’écologie en marche

 

capsula mundi écologique Part.1-Atlaneastro

Finir ses jours en tant que fertilisant, tel est le concept de la « capsula mundi » imaginée par deux designers italiens. Cette capsule en forme d’œuf conçue avec du bioplastique peut accueillir le corps d’un défunt en position fœtale ou bien ses cendres. Une fois l’urne enterrée, un arbre ou des graines sont placés au-dessus de l’urne de manière à ce que celles-ci puisent leurs nutriments dans les restes du défunt. Un arbre qui pousse à partir de sa propre dépouille, voilà une belle manière de donner un sens responsable à sa mort !

 

Le récif de corail, l’écologie est présente là aussi

 

le récif de corail procédé funéraire écologiques Part.1-Atlaneastro

 

Une façon plutôt originale d’honorer sa mort. Une version améliorée de Bob l’éponge dans laquelle sa dépouille fait office de récif corallien. Il ne s’agit pas d’une farce, une société américaine propose de vous transformer en récif pour poisson. « Us funeral online » récupère vos cendres avant de les mélanger à du béton moulé en forme de récif percé de cavités. La stèle commémorative servira ensuite d’abri à la faune et la flore marine. Avis à ceux qui veulent faire corps avec l’océan …

 

Le cercueil en carton recyclé, l’écologie s’invite

 

cercueil carton recyclé écologiques Part.1-Atlaneastro

 

Qui dit construire un cercueil en bois massif dit couper un arbre. Pour Brigitte Sabatier, un arbre par défunt représente un chiffre démesuré lorsqu’on sait qu’il y a 1,9 morts par seconde sur terre. Elle est donc à l’initiative de ces cercueils écologiques construits à partir de cartons recyclés. Entre 230 et 730 euros, ces cercueils sont étanches, hermétiques et peuvent supporter jusqu’à 250 kilos. Selon Ooreka, remplacer les cercueils en bois par des cercueils en carton pourrait sauver 31 500 km² de forêt.

 

La poussière de glace, l’écologie au rdv

 

poussière de glace procédé funéraire écologiques part1-Atlaneastro

 

« La Promession » elle consiste à plonger la dépouille dans de l’azote liquide à -196° C et de la faire vibrer jusqu’à sa destruction. Une fois refroidi, celui-ci est réduit à l’état de poudre.

la promession pratique funéraire écologiques Part.1-Atlaneastro

 

Aucune vapeur toxique n’est émise durant le procédé. Particulièrement riches en matières organiques, les restes peuvent alors servir au développement d’une plante ou d’un arbuste. Une technique écologique qui fait froid dans le dos…mais qui évite les émissions de fumée dans l’atmosphère.

 

L’Aquamation et l’écologie

 

funérailles aqutiques écologiques Part.1-Atlaneastro

 

Inventée à la fin du XIXe siècle, «l’aquamation» s’apparente à une crémation aquatique, au cours de laquelle une eau chauffée à 93°C est injectée dans le corps pour le dissoudre. À la fin de l’opération, qui dure entre quatre et dix heures selon la corpulence du défunt.

 

L’humusation, un rite funéraire bientôt légalisé 

 

« Donner la vie après sa mort en régénérant la terre », c’est possible ! Il s’agit de l’humusation (Cliquez sur le lien, une pétition à signer en ligne et …), une pratique écolo qui permet de transformer le corps du défunt en compost. Un processus naturel de décomposition jugé plus respectueux de l’environnement. En douze mois, la dépouille, recouverte de végétaux broyés, devient de l’humus. Une couche supérieure du sol, fertile et riche en micro-organismes, apparaît. Sur un terrain sécurisé qui portera le nom de“Jardin-Forêt de la Métamorphose”, l’humus produira du compost de qualité qui profitera à la terre.

funérailles aquatiques écologique Part.1-Atlaneastro

 

Cette pratique a déjà séduit de nombreux adeptes. C’est le cas de Guy, un octogénaire amoureux de la nature. Pour illustrer ce procédé, ce passionné de permaculture a publié une vidéo sur la toile dans laquelle il met en scène sa propre mort. Seul bémol : l’humusation, peu médiatisée, n’est pas prévue par la loi. Une pétition pour la légalisation de cette pratique a été lancée en Belgique en 2014. Toujours ouverte, elle a d’ores et déjà recueilli plus de 13 000 signatures.

 

Comment limiter l’impact l’écologie dans les funérailles traditionnelles

 

cercueil en mylésium écologiques Part.1-Atlaneastro

 

Malheureusement, la mort d’une personne n’est pas toujours très écologique. Un inventeur néerlandais a voulu remédier à ce problème en créant un « cercueil vivant ». Grâce à cette invention, un cadavre peut être décomposé beaucoup plus rapidement. Un cercueil écologique qui permet à l’être humain de ne plus finir en déchet, mais en compost.

À quoi sert d’être écolo toute sa vie si on se met à polluer la Planète après sa mort ? Car c’est une chose aussi inévitable que la mort en soi : que l’on choisisse l’inhumation ou la crémation, notre mort aura forcément un impact sur l’environnement.

 

greens burial écologiques Part.1-Atlaneatro

 

Et si l’écologie s’invitait à votre enterrement ? Accusées de polluer l’environnement, les pratiques d’incinération usuelles, que sont l’inhumation et la crémation, pourraient bien dans les prochaines années être reléguées au second rang par de nouvelles alternatives plus vertes. A l’image des « green burials » très implantés sur le territoire américain, la perspective de funérailles écologiques séduit de plus en plus de pays.

 

 

 

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Joy Jurville

Psychothérapeute, chercheur en Astrologie et en Tarologie depuis 1981. Je vis mon métier avec passion !

 

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