Le Mime Marceau un art qui lui colle à la peau Part.1

1 février 2020 / artiste /Commentaires (2)

Le Mime Marceau un art qui lui colle à la peau Part.1

Le Mime Marceau son nom de scène

Le Mime Marceau, nom de scène de Marcel Mangel, est mime et acteur, français, né le  à 8h à Strasbourg. Il est toute de fois le second fils de Charles Mangel né à Będzin, en Pologne). En 1926, la famille part s’installer à Lille pour des raisons professionnelles. À cette époque, sa tante paternelle, Fanny, lui fait notamment découvrir l’univers du cinéma. En particulier les films de Charlie Chaplin qui l’accompagneront sa vie durant. L’influence du personnage de Charlot sur le jeune Marcel est alors immense. Force de constater qu’elle ne le quittera plus durant toute sa vie. Son père Baryton l’emmène fréquemment à l’opéra ou à la boxe.

Le Minme Marceau Tip en appui sur son bras Part.1-Atlaneastro

En effet, sa famille d’origine juive polonaise est évacuée comme le reste de la population strasbourgeoise au début de la Seconde Guerre mondiale. Elle part pour Périgueux, et Marcel poursuit ses études au lycée Gay-Lussac de Limoges. Le proviseur de ce lycée, Joseph Storck, un Juste parmi les Nations,. Il a toujours protégé les élèves juifs et en a sauvé bon nombre. Marcel Mangel est moniteur de théâtre à Montintin à la maison d’enfants du couple Hagnauer à Sèvres, un internat qui cachait des dizaines d’enfants juifs, où il est connu sous son nom de totem : « Kangourou ». Yvonne Hagnaeur recevra le titre de Juste parmi les Nations en 1974. Sous l’influence de son cousin germain Georges Loinger et de son frère Simon Mangel, Marcel rejoint la Résistance en 1942 à Limoges. Il prend alors le pseudonyme de Marceau.

Le Mime Marceau : « Je serai mime ou rien « 

 

Le mime Marceau portrait et ses mains Part.1-Atlaneastro

Marcel Marceau devient l’élève de Charles Dullin, de Jean-Louis Barrault. Puis d’Étienne Decroux qui pour le coup établit la « grammaire » de l’art du mime.  Qu’il appelait la « statuaire mobile ». C’est parce qu’il a une voix de gorge, sourde, voilée, très handicapante pour son futur métier de comédien. Qu’après réflexion, il décide de devenir mime.

Le Mime Marceau, nous révèle que l’art du mime puise sa force poétique

 

Le Mime Marceau allongé avec un cerceau Part.1-Atlaneastro

Marcel Marceau, nous révèle que l’art du mime puise sa force poétique dans cet engagement de tout le corps. Pour alors donner forme à l’invisible. Notamment pour créer la métaphore au travers des gestes et du regard. Au théâtre de Poche Montparnasse, le , à 24 ans, il sort de l’ombre des coulisses un drôle de personnage. Tandis qu’entre un pierrot lunaire, « hurluberlu blafard » à l’œil charbonneux. Et à la bouche déchirée d’un trait rouge apparait en pleine lumière. Il est vêtu d’ un drôle de haut-de-forme sur la tête, une fleur rouge tremblotante servant de panache à cet être dégingandé en lutte contre les moulins à vent de l’existence . « Bip » était né, aussi indissociable de Marceau que Charlot de Chaplin . Le personnage avec qui il vivra sa vie durant. Il a connu une célébrité internationale grâce à son personnage silencieux de Bip, créé en 1947.

 

Inspiré par « le Paris de l’après-guerre, le Mime Marceau

Peinture du Mime Marceau fond rose Part.1-Atlaneastro

« La parole n’est pas nécessaire pour exprimer ce qu’on a sur le cœur » En hommage au personnage de  « Pip » du roman Les Grandes Espérances de Charles Dickens:  « Bip » est un personnage intemporel, tout en étant proche de mes rêves d’enfants. Il se cogne à la vie qui est à la fois un grand cirque et un grand mystère. Et sans aucun doute  j’aime à dire qu’il finit toujours vaincu, mais toujours vainqueur… Il est tout ensemble l’homme de la rue, un vagabond du quotidien et l’homme universel affrontant le tragi-comique de l’existence… Il est l’homme tout simplement, se montrant dans la nudité et la fragilité de son être (Cliquez sur le lien, un article sur Alejandro Jodorowsky qui fut un de ses élèves).

« Inspiré par « le Paris de l’après-guerre avec ses vieilles rues, ses becs de gaz jaunis par le temps et le cri des faubourgs », Marcel Marceau va enrichir son personnage en puisant expressivité des traits et personnification des caractères dans le théâtre no, le kabuki, les masques du théâtre oriental ou de la commedia dell’arte.

 

 

 

 

 

 

 

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Joy Jurville

Psychothérapeute, chercheur en Astrologie et en Tarologie depuis 1981. Je vis mon métier avec passion !

 

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Commentaires (2)

  • Raphaël Zacharie de IZARRA

    9 juin 2020 à 12:23

    Il parle avec le silence, chante avec les mains, hurle la bouche fermée.

    Et aussitôt c’est le vent qu’on sent, la pluie qu’on reçoit, le Soleil qu’on attend, les hommes qu’on voit, le monde entier qu’on entend.

    Et la Lune qu’on devine, surtout la Lune…

    C’est elle qui se laisse voir dans l’invisible, elle qui luit sur sa face pâle, puis monte et brille dans notre imagination.

    Comme si sa bille, je veux dire sa bouille, devenait boule, puis balle, et enfin bulle.

    Il écrit des histoires dans l’air, fait des romans avec de savantes singeries, raconte des fables avec du sable.

    Il a l’art de faire naître des idées légères à partir d’enclumes et de donner du poids à la plume.

    Mine de rien, ce mime est un pantin sans fil qui fait l’humain. Un épouvantail grimé de lumière, un oiseau dans le noir, un songe blanc.

    Ses pensées sont des gestes, ses gestes des mots, ses mots des poèmes.

    Ou des tomates pourries.

    De vraies images sortent de cette figurine vivante. Mieux : des choses palpables s’échappent de ses doigts nus.

    Aussi réelles que nature et plus éloquentes encore.

    Ces réalités qu’il nous montre, ce sont des rêves.

    Raphaël Zacharie de IZARRA

  • Joy Jurville

    11 juin 2020 à 10:00

    Merci pour ce magnifique poème

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