Lucy Raverat une peintre inspirée, visionnaire et chercheur de vérité Part.2 tableaux

24 mars 2020 / artiste

Lucy Raverat une peintre inspirée, visionnaire et chercheur de vérité Part.2 tableaux

 

J’entendis dans ma tête : « Tu peins »

Andrew et moi nous nous sommes mariés le printemps suivant et, peu de temps après, nous nous sommes installés dans un cottage isolé dans le Yorkshire Dales. Nous avons eu deux filles, la vie était idyllique. Andrew finissait sa maîtrise sur le Sutra du Lotus, et travaillait à la maison. Il s’occupait alors des enfants quelques fois par semaine, pour me soulager et j’en profitais pour récupérer. Et puis j’ai commencé à peindre, juste pour mon plaisir.

C’est à cette période que j’ai trouvé ma mission dans cette vie. Lorsque ma plus jeune fille a été à l’école, je venais de passer six années à jouer à la maman. Je me sentais un peu perdue. Je ne savais plus comment remplir mes journées. Alors que les autres mères que je connaissais avaient un travail, une occupation, ou des passions… Mais nous vivions à des kilomètres de tout et je n’avais aucune qualification.

C’est à cette période que j’ai trouvé ma mission 

Lucy Raverat pic-nique tableaux Part.1-AtlaneastroA cette époque j’étais très angoissée sur mon devenir personnel. Je me demandais que faire de ma vie matérielle. Et lors d’une conversation avec des mamans devant l’école, la réponse me parvint pour le coup, comme une évidence, j’entendis dans ma tête : « Tu peins ». D’ailleurs Andrew m’a encouragé, il était heureux que j’entrevois un chemin.

Lucy Raverat Andrew tableaux Part.1-AtlaneastroJe me suis engouffrée corps et âme dans cette direction. Ce qui m’a séduit c’est que je pouvais travailler à la maison et continuer à m’occuper des enfants plus facilement. Ce travail m’a accompagné plus d’une décennie. Dans mes tableaux la vie s’invitait : les pique-niques avec les enfants, les scènes de la vie quotidiennes en famille étaient autant de sujets que j’avais à coeur d’exprimer. A cette époque j’ai commencé à avoir des images dans ma tête que je reproduisais. Ayant peu de temps nous étions six à l a maison… J’ai commencé à visualiser et à travailler mentalement mes tableaux. Et lorsque enfin  je rejoignais  mon atelier, la peinture se déroulait devant moi. J’étais comme au service de cette oeuvre, laissant passer à travers moi l’image qui m’utilisait pour naître.

Dans mes tableaux la vie s’invitait

Après quelques années, j’ai eu envie de montrer mon travail. J’ai pu le faire dans le musée de la mairie de la ville de Lancaster. Mon exposition a probablement était peu visité car la population en majeur partie était agricole et peu encline à se presser dans les musées.

Lucy Raverat pic-nique à la plage tableaux Part.2-AtlaneastroForce de constater que j’étais un peu sur ma fin. J’avais envie de rencontrer un public plus vaste, Londres était trop effrayante pour moi. Et je ne savais pas comment m’y prendre. Un ami me conseilla d’aller à Edimbourg. Je décidai suivre son conseil. Alors, avec ma fille ainée, nous sommes parties pour « l’aventure ». J’avais pris quelques rendez-vous avec des galeries trouvées sur « les yellow pages ». La première où je me suis rendue exposait des peintres très connus et je ne me suis guerre sentie à ma place. Néanmoins j’avais rendez-vous, j’étais devant, peu rassurée et j’ai franchi la porte le coeur battant. Le galériste m’a accueillit fort gentiment me disant qu’effectivement mon travail n’était pas son style. Alors il a pris son téléphone et m’a chaudement recommandé à un de ses confrères  (Cliquez sur le lien Part.1) qu’il a appelé devant moi.

J’ai commencé à visualiser et à travailler mentalement mes tableaux

Lucie Ravera tableaux auto portrait anticipation Part.2-Atlaneastro
Richard Di Marco qui notamment était présent pendant le festival d’Édimbourg, m’a ouvert sa galerie d’une façon inattendue. Il s’est enthousiasmé dès qu’il a vu mes toiles. Il a pris les trois que j’avais apporté et en en a vendu une le premier week-end. Plus tard, il m’a mis en contact avec une galerie sur Bond street  à Londres, un endroit prestigieux qui a vendu la plus part de ma production pendant plus de quinze ans.

Nos enfants avaient plus ou moins commencé une vie indépendante et étaient à l’université. Nous avons déménagé dans le sud de la France. Le guru Charan Singh que nous suivions depuis vingt ans s’est endormi sereinement. Il nous suffisait de concentrer toute notre attention sur le troisième l’œil, pour ressentir sa Présence. Cette rencontre avec mon Maître m’a donné confiance en moi, et dans ma vie car il était toujours à mes côtés. Et notamment je me sentais « invulnérable ».

Cette rencontre avec mon Maître m’a donné confiance

Lucy Raverat jeune photo N et B tableaux Part.2-Atlaneastro

Après sa mort, j’ai continué le travail qu’il m’avait enseigné, les méditations entre autre. Avec le temps, j’ai constaté que ce lien, cette magie que je ressentais lorsque j’étais près de lui s’était s’estompé peu à peu. La méditation était devenue une sorte de devoir.

Et depuis que je vivais en France, j’étais de plus en plus consciente qu’elle me séparait des gens «normaux». J’avais toujours trouvé difficile de communiquer avec tout un chacun, mes enfants au loin, le français que je ne maitrisait pas encore. J’avais l’impression de perdre pied. J’étais à nouveau en plein questionnement sur le sens de ma vie. Une nuit, j’ai réalisé que ce chemin n’était plus le mien et malgré le fait que j’aimais toujours Charan Singh. Je devais prendre un certain recul. Avec toutes ces pensées qui tourbillonnaient dans ma tête, je n’étais plus en paix. Notamment je n’avais plus le discernement nécessaire. Je me suis rendue compte que le fait de méditer alors que je n’étais pas dans le calme m’éloignait de La Présence.

J’avais l’intuition que les tableaux étaient cachés dans la toile

Mon travail de peintre était devenu un travail à temps plein qui répondait à un besoin de d’être une véritable artiste à succès. Et c’est ce que j’ai fait d’ailleurs… Cependant, tout en appréciant la confiance que m’avait donné cette mise en avant. J’ai constaté que plus je me faisais plaisir avec les couleurs, le sujet et les façons d’appliquer de la peinture. Plus cela plaisait aux autres  qui achetaient mon travail avec beaucoup d’enthousiasme.

Lucy Raverat Mrs Braham tableaux Part.2-AtlaneastroLes dix années qui ont suivi, j’ai heureusement enfreint toutes les règles enseignées par mon Maître et découvert que l’univers ne s’était pas effondré tout autour de moi. Je peignais toujours et probablement à la même époque. J’ai pris conscience que ma peinture même si elle avait du succès était devenue cliché dans le sens où j’avais envie d’explorer l’invisible, (cliquez sur le lien un article sur Nicky de St Phalles) le non figuratif.

J’étais en pleine remise en question, à nouveau. Je savais qu’il me fallait trouver d’autres chemins. Probablement quitter le figuratif pour explorer l’insaisissable. J’avais l’intuition que les tableaux étaient cachés dans la toile et que je pouvais les aider à se dévoiler. Les cinq années qui ont suivi, ma peinture a évolué en ce sens. J’appréhendais une nouvelle façon de travailler. Néanmoins ma visibilité était encore floue. Je commençais parallèlement à entrevoir le pourquoi de cette évolution. J’avais quelques expositions à venir en France.

 

 

 

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Joy Jurville

Psychothérapeute, chercheur en Astrologie et en Tarologie depuis 1981. Je vis mon métier avec passion !

 

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