L’incontournable fascinant Roland Topor, un artiste « illimité »Part.1

28 juillet 2020 / artiste

L’incontournable fascinant Roland Topor, un artiste « illimité »Part.1

 

Roland Topor réalise la couverture de la revue Bizarre, sa première publication

 

Roland Topor jeune riant Part.1-Atlaneastro

 

Roland Topor est né à Paris, le  Puis il s’en est allé de la même ville, le  est un illustrateur, dessinateur, peintre, écrivain, et poète. Il a pléthore de cordes à son arc. Notamment il aime s’exprimer aussi par la  mise en scène, la chanson, l’acting et le cinéma français.

Fils du peintre et sculpteur Abram Topor, le jeune Roland passe ses premières années à Paris. Puis avec l’arrivée de la guerre sa famille décide de partir en zone libre. En Savoie où ses parents, immigrés polonais et juifs attendront la libération.

Roland Topor dessin surréaliste homme marteau et bouche Part.1-Atlaneastro

Topor étudie aux Beaux-Arts de Paris en 1955. Et notamment il réalise en 1958 la couverture de la revue Bizarre, sa première publication. En 1960, sa première exposition est organisée par  la Maison des Beaux-Arts. Puis son premier livre de dessins, « Les Masochistes », est publié chez E. Losfeld. Il sort alors sa première nouvelle, « L’amour fou », dans la revue « Fiction », à laquelle il collaborera régulièrement. Une période créative à son apogée, un style mordant. Artiste prolifique qui puise son imagination en lui. Topor n’a pas fini de nous surprendre.

 

Roland Topor avec : « La Planète sauvage » obtient le prix spécial du jury à Cannes

 

dessin Roland Topor bonhomme en bois chapeau rouge et oeil Part.1-Atlaneastro

À partir de 1961, Roland Topor participe au journal Hara-Kiri dont il partage le culte de l’humour noir, décapant et cynique. En 1962. Dès sa première rencontre avec Breton. Il fut convié par Fernando Arrabal et Alexandro Jodorowsky  (Cliquez sur le lien, un article sur Alejandro Jodorowsky) a une réunion surréaliste menée par André Breton. En réaction au dogmatisme de celui-ci, les trois compères créent le mouvement Panique (Cliquez sur le lien, un article sur ce sujet) très proche du surréalisme mais qui ne connait ni hiérarchie, ni dogmatisme, ni sérieux.

Attiré par le cinéma d’animation, le cinéma tout court. Roland Topor s’y essaiera dans plusieurs domaines. Forcé de constater qu’il a une curiosité insatiable. Il aime apprendre. Ce qui est plutôt une qualité. Après plusieurs courts-métrages, le long-métrage La Planète sauvage obtient, en 1973, le prix spécial du jury à Cannes. Son émission Italiques en 1974 accueillera Fernando Arrabal.

 

Roland Topor  joue dans Nosferatu, fantôme de la nuit

 

Comme acteur, il tient quelques seconds rôles ( « Celles qu’on n’a pas eues » de Pascal Thomas, « L’Araignée de satin », etc.). Et pour le coup, il joue dans le film de Werner Herzog, « Nosferatu, fantôme de la nuit ». Aux côtés d’Isabelle Adjani et de Klaus Kinski un casting prestigieux qu’il aura la chance de rejoindre. .

Roland Topor chapeau haut de forme et cigare Part.1-Atlaneastro

Topor réalise aussi beaucoup d’affiches (Le Tambour de Volker Schlöndorff, L’Empire de la passion de Oshima, L’Ibis rouge de Jean-Pierre Mocky).

Un artiste « illimité » pour qui le mot liberté dans tous les sens du terme est au centre de sa vie, de son art.

La liberté de penser, de s’exprimer, de travailler, de vivre, de créer… Roland Topor a gardé la fraîcheur du poète qu’il a toujours été. Il avait cette envie d’apprendre, de découvrir et surtout de ne pas se rigidifier. C’était un être vivant, pour qui rien n’était impossible. A recherche de nouveaux supports pour laisser couler sa créativité. Sa  vision du monde, qu’il partageait généreusement.

 

 

 

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Joy Jurville

Psychothérapeute, chercheur en Astrologie et en Tarologie depuis 1981. Je vis mon métier avec passion !

 

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