Aurélien Barrau défenseur du vivant et de la vie sur terre Part.2

13 septembre 2020 / creatifs-culturels

Aurélien Barrau défenseur du vivant et de la vie sur terre Part.2

 

Aurélien Barrau pourquoi l’homme est  un prédateur

 

Aurélien Barrau pensif chemise bleu pâle Part.2-Atlaneastro

 

Selon vous, Aurélien Barrau le bouleversement que subit la biodiversité est sûrement l’une des plus grandes catastrophes de l’histoire récente de la Terre. Aujourd’hui on sait qu’un million d’espèces sont menacées à très court terme. Pourquoi l’Homme n’arrive-t-il pas à concevoir qu’il fait partie d’un tout, quand on parle d’environnement. Alors que l’urgence sanitaire liée au coronavirus, nous a donné un sentiment d’unité globale. Et elle a probablement forcé les états à trouver des solutions inédites en très peu de temps ?

Je veux absolument rappeler que dans la crise écologique globale, la crise climatique n’est qu’un élément parmi d’autres et ce n’est peut-être pas le plus grave. Quand bien même, il n’y aurait pas un seul degré de réchauffement de plus, nous serions tout de même dans la sixième extinction massive. À ce stade, le réchauffement climatique n’a joué aucun rôle majeur. Il va évidemment être important dans le futur mais il est essentiel d’avoir en tête que par ailleurs, si on n’émettrait plus du tout de CO2, on n’aurait absolument pas résolu le problème ! En réalité c’est notre manière d’habiter l’espace, de le coloniser, qui rend cette planète invivable aux autres vivants. Et il se trouve que les vivants sont interconnectés.

 

Le mode de vie d’une partie de la population occidentale est en train de dévaster la planète A. Barrau

 

Aurélien Barrau Grata Thunberg Part.1-Atlaneastro

 

Pour revenir à votre question, je dirais que je ne suis pas tout à fait d’accord avec le constat. Il y avait beaucoup d’espoirs sur l’émergence de nouvelles valeurs. En réalité ce n’est pas du tout ce qu’il se passe. On voit un retour à l’état précédent et en même temps dans une large mesure en évolution vers le pire. Je suis extrêmement déçu des leçons qui sont tirées de cette crise. Elles sont essentiellement nulles.

Aurélien Barrau portrait couleur

 

Concrètement, l’origine de cette pandémie est probablement la manière dont on traite les animaux. On sait bien que le fait que les animaux n’aient plus de lieux sauvages pour vivre, conjugué avec l’élevage intensif. Et notamment les marchés, constituent une cause dominante de l’augmentation des épidémies. Quelle gouvernance d’un grand pays a remis ça en cause ? Aucune ! On ne se pose pas les questions absolument nécessaires.

Aurélien Barrau nous dit encore  que ce qu’il se passe n’est pas la faute de l’humanité mais de l’Occident au sens large. J’inclus évidemment les États-Unis et même la Chine finalement. Ce n’est pas la faute de la totalité de l’humanité. C’est le mode de vie d’une partie de la population occidentale qui est en train de dévaster la planète. Mais il y a beaucoup d’autres cultures, sous-dominantes en termes de nombre, en termes d’impact, en termes de puissance. Qui existent à la surface de la Terre et qui n’ont pas du tout ce rapport au monde.

 

Aurélien Barrau dit encore : « Tout ce qui n’est pas humain est une ressource »

 

Aurélien Barrau article journal Part.2-Atlaneastro

 

Notre vision relève à mon avis d’une double aliénation. Une première folie est liée à la négation de l’altérité : les autres vivants sont en effet considérés uniquement comme des ressources, tout ce qui n’est pas humain est une ressource. Un arbre est une, un poisson ou du le pétrole le sont également. Et, au-delà de cela, il y a une folie de nature logique. Car quand bien même on se ficherait des lions ou des oiseaux. Tout cela est en fait suicidaire parce que les conditions de stabilité de la planète sont aussi en train d’être mises à mal. Nous allons nous-mêmes en pâtir gravement.

 

Aurélien Barrau souriant son tableau noir derrière lui PArt.2-Atlaneastro

 

 

Alors pourquoi n’y arrive-t-on pas ? Je crois que le mal est très ancien. Dans les milieux de gauche par exemple, beaucoup de gens se disent. « Le mal c’est le capitalisme »,  c’est faux.  Je pense qu’il y a effectivement un problème avec le capitalisme. Il comporte en lui-même sa propre « illimitation » en quelque sorte. Il fait de la croissance une fin en elle-même. Et on voit aujourd’hui aussi les ravages au niveau social. Donc, oui, il y a un problème avec le capitalisme mais ce n’est pas la totalité du problème. L’Homme s’est construit sur des mythes de domination et de prédation. C’est peut-être également là-dessus qu’il faut travailler.

 

 

 

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Joy Jurville

Psychothérapeute, chercheur en Astrologie et en Tarologie depuis 1981. Je vis mon métier avec passion !

 

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