Pishtako le vampire blanc propos relatés par Jérémy Narbi part. 2 Amazonie

29 mai 2019 / medecine-du-monde

Pishtako le vampire blanc propos relatés par Jérémy Narbi part. 2 Amazonie

 

Rechercher la guérison et la subtilité des guérisseurs amazoniens

Force de constater qu’ au cours de ces vingt dernières années est apparue  une nouvelle génération de blancs. Qui in fine sont descendus en Amazonie à la recherche probablement d’expériences chamaniques et de guérison.

indiens Amazonie Part.2-AtlaneastroQue les blancs soient en quête de guérison ne surprend personne du point de vue amazonien. Il est logique que les enfants de pishtakos, dont la vie est saturée d’objets, de technologie et de matérialisme, devraient rechercher la guérison et la subtilité des guérisseurs amazoniens. Ce qui est différent cette fois-ci, c’est que les blancs déclarent vouloir apprendre de la population amazonienne. Ils ne viennent pas pour extraire de l’or ou des parties du corps comme certaines rumeurs le laisse encore supposer. Mais pour apprendre. In fine, ils sont même disposés à payer pour cette connaissance. Tout cela est nouveau.

Que pensent les amazoniens de ceux qui viennent boire l’Ayahuasca chez eux ?

Que pensent donc les amazoniens autochtones des Européens et des Nord-Américains qui viennent boire de l’Ayahuasca en Amazonie? Lorsque Jérémy Narby pose cette question aux amazoniens qui travaillent pour la défense du savoir et de la culture amazoniens. Qui d’ailleurs n’ont aucun intérêt direct dans l’économie de l’Ayahuasca ou dans le commerce des plantes médicinales. Never Tuesta Cerrón, par exemple directeur d’un programme de formation pour enseignants autochtones bilingues et interculturels à Awajún, lui a dit qu’il se sentait optimiste quant aux nouveaux visiteurs. « Je pense qu’il est bon que les Européens sachent quelles sont les connaissances des peuples autochtones. » Il a été pragmatique et ouvert : les gringos devraient se sentir les bienvenus pour apprendre et étudier notre héritage ancestral. Tout ce qui leur est demandé, c’est que les Occidentaux respectent les procédures appropriées.

photo J. Narby souriant Amazonie Part.2-Atlaneastro

Et puis Jérémy Narby a questionné aussi les  aînés qui eux croient que les Blancs qui boivent de l’Ayahuasca en dehors de son environnement naturel contribuent à «casser sa force» et à «affaiblir le maestros». Les maestros étant les chamanes qui préparent et administrent le breuvage, la Médecine.

« Ils ont déjà volé tout ce que nous avions »,  dit un des spécialistes, demandant pourquoi les Occidentaux doivent désormais prendre aussi de l’Ayahuasca. Une autre suspicion est que les Blancs souhaitent vraiment identifier et voler «l’essence» de l’Ayahuasca et, avec elle, la «force spirituelle» des peuples autochtones.

Dans des relations de type vampire avec des amazoniens

forêt d'Amazonie Part.2-Atlaneastro

Jérémy. Narby pense qu’il y a une vérité profonde dans le concept de pishtako. La plupart des occidentaux, même bien intentionnés, se retrouvent dans des relations de type vampire avec des amazoniens. Le plus souvent, cela est dû au déséquilibre des pouvoirs entre les deux parties. Le problème est que les Occidentaux vont extraire considérablement plus de valeur de cette rencontre que les locaux. Supprimer ce déséquilibre et rendre plus réciproques nos relations avec les amazoniens est l’œuvre de toute une vie.

Bien sûr que Jérémy Narby est conscient que sa vie a changé depuis sa rencontre avec les gens d’Ashaninca, et qu’il en a tiré bien plus d’avantage que ses hôtes. Les buveurs occidentaux d’Ayahuasca affirment souvent que leur rencontre avec la Plante Médecine (cliquez sur le lien part.1) en Amazonie ou ailleurs a intensifié leur vie. Leur donnant des valeurs profondes. Tout en les conduisant sur un chemin d’ éveil spirituel.

Quatre fois chez les Shuars d’Amazonie équatorienne

Mais qu’est-ce que les peuples autochtones qui s’occupent d’eux en retirent? Est-ce que la rencontre, l’échange a un sens aussi pour eux. Pour être allé plusieurs en Amazonie brésilienne, dans la Mata Atlantica autours de Rio, et de Fribourg et aussi en Amazonie Equatorienne. Je dirai que cet échange inter culturel a de la valeur pour les deux parties. Si les êtres ont envie d’un réel échange. L’indien n’est pas stupide, ni aussi enfantin qu’on le prétend. Bien sur que nous sommes un eldorado matériel pour eux et souvent ils peuvent aussi en abuser.

Amazonie les Shuars Part.2-Atlaneastro

Moi j’ai aimé aller à leur rencontre et j’ai vécu des échanges profonds avec les familles qui m’ont reçu avec amour et bienveillance. J’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour tisser des liens humains forts et faire que mon regard, ce que German appelait ma médecine puisse leur permettre de voir le diamant qu’ils ont en eux. Et la valeur de leur culture qu’ils peuvent aujourd’hui nous enseigner. J’ai été quatre fois chez les Shuars d’Amazonie équatorienne ceux qu’on appelait les réducteurs de tête. J’ai vu que ces guerriers étaient devenus des guerriers de Lumière. Des êtres sages, connectés à notre Mère-Terre, respectueux et bienveillants.

 

 

 

avatar

Joy Jurville

Psychothérapeute, chercheur en Astrologie et en Tarologie depuis 1981. Je vis mon métier avec passion !

 

Tags: , , , , ,

Écrire un commentaire